E.A. Bordelles (transformé en Bourdelles) est né à Montauban en 1861. Très tôt, il préfère le dessin et à 13 ans, il devient apprenti dans l’atelier de son père, ébéniste. Son talent est vite repéré par un banquier qui lui offre une bourse d’études aux Beaux Arts de Toulouse en 1876.


En 1883, il est lauréat d’un grand prix de la Ville de Toulouse, qui lui permet de continuer ses études à Paris l’année suivante.


Il entre alors dans l’atelier de Alexandre Falguière (né à Toulouse 1831-1900), qui lui enseigne une pratique académique et libre. Il devient ami avec Gaston et Louis Schnegg, François Pompon, Drivier, Jane Poupelet…


En 1885, il exécute plusieurs allégories dont la « Première victoire d’Hannibal » qui reçoit une mention honorable au Salon des Artistes Français. Il décide alors de quitter l’Ecole des Beaux Arts ainsi que l’atelier de Falguière.


Pour gagner sa vie, il vend ses dessins, entre autres, chez Théo Van Gogh (frère de Vincent). En 1893, il entre à l’atelier d’Auguste Rodin. Il exposera également aux États-Unis, à Nashville (Tennessee).


En 1900, il participe à l’Exposition Universelle. Il exécute une version de la Tête d’Apollon, se détachant ainsi de Rodin, et s’inscrit dans l’héritage de « La Grèce Archaïque » (qui précède l’époque classique – env. du 7ème au 4ème siècle av. J.C.).


En 1904, il épouse Stéphanie Van Parys. Ils auront un fils Pierre (1901-1966) qui deviendra sculpteur et décorateur aux États-Unis.


De 1907 à 1924, Antoine Bourdelle voyage en Europe (Genève, Berlin, Varsovie, Prague…) Il exécute le buste de Ingres, puis « Beethoven dans le vent »…

En 1909, il termine ses études autour de « La tête d’Apollon » et réalise son œuvre majeure « Héraklès archer ». L’œuvre sera auréolée de succès public et critique. Il sera alors nommé Chevalier de la Légion d’Honneur.



En 1910, après son divorce, il participe au projet de construction du Théâtre des Champs-Elysées (15, avenue Montaigne aujourd’hui).
En 1918, il épouse Cléopâtre Sevastos. Ils auront une fille Rhodia (1911-2002), épouse de Dufet, sculpteur.
Puis, il enseigne à l’Académie de la Grande Chaumière, où ses élèves sont : Germaine Richier, Alberto Giacometti, et la sculptrice roumaine Margaret Cossaceanu, qui deviendra sa collaboratrice.
En 1919, il est promu Officier de la Légion d’Honneur. Au lendemain de la Première Guerre Mondiale, il réalise « La Vierge et l’offrande ». Cette œuvre a pour modèles sa femme Cléopâtre tenant leur fille Rhodia dans ses bras.
En 1909, il assiste à un spectacle lyrique à La Gaîté Lyrique où il découvre Isadora Duncan (1877-1927 danseuse célèbre). Dès le lendemain, il réalise plus de 150 croquis d’elle, c’est « un coup de foudre esthétique » ! Il la prend pour modèle pour la façade du Théâtre des Champs-Elysées.
En 1924, Bourdelle souffre de violents rhumatismes. Cependant en 1925, il expose dans le monde entier, des États-Unis au Japon.

En 1928, Bourdelle est célébré comme l’un des plus grands sculpteurs de sa génération, et encore aujourd’hui.
Il meurt le 1er octobre 1929, et il est enterré au cimetière de Montparnasse à Paris.

Pour les curieux :
https://museeingresbourdelle.com/
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Église Saint-Sauveur de CASTELSARRASIN (82)



Castelsarrasin (connue pendant la Révolution sous le nom de Mont-Sarrazin) est une petite ville de presque 15 000 habitants, et 2ème ville du département, après Montauban (Tarn et Garonne).
Castelsarrasin est située sur l’axe Bordeaux- Narbonne, via Toulouse (à 55 km). Elle est ceinturée par la Garonne et le Canal latéral à la Garonne.


Son clocher-tour est de forme octogonale.



L’église St-Sauveur située Place de la Raison, est mentionnée dès 961, et fut reconstruite en 1254 entièrement en briques, architecture du premier gothique.

Le buffet d’orgue est du 18ème siècle, ainsi que les marbres.

La nef et le transept sont voûtés d’ogives et collatéraux couverts d’un berceau brisé roman.






https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Sauveur_de_Castelsarrasin

Merci pour cet article intéressant, Évelyne.
Je pense qu’il doit y avoir une erreur sur les dates quand tu mentionnes la fille de Bourdelle (Rhodia). En effet, tu a écrit ceci : « En 1918, il épouse Cléopâtre Sevastos. Ils auront une fille Rhodia (1911-2002) »
Bonne fin de journée.
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Merci Philippe, et après vérifications, cette gamine était bien née avant le mariage de ses parents !!!
Cliquer pour accéder à dp_rhodia_bourdelle_2.pdf
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